Favoriser les prédateurs

 

Les moustiques, aux différents stades de leur développement, sont les proies de nombreux prédateurs mais ils ne constituent pas pour autant la base de leur régime alimentaire. En milieu naturel, au stade larvaire et nymphal, les moustiques peuvent être la proie d’invertébrés aquatiques prédateurs tels que les larves de libellules ou les larves et adultes de coléoptères aquatiques (dytiques). 

Certains poissons, inféodés aux mêmes milieux aquatiques que ceux des moustiques, étangs, mares, en sont également friands. Ces poissons dits « larvivores » seront des auxiliaires précieux et très efficaces dans les bassins d’agrément, les petites étendues d’eau et les fossés. Pour les bassins d’agrément, on prendra soin de préférer des espèces de poissons larvivores locales. 

Pour les bassins d'agrément, préférez des espèces de poissons larvivores locales

Au stade adulte, les moustiques constituent une part de l’alimentation des araignées et autres insectes prédateurs tels que les libellules, des oiseaux (tels les hirondelles), des chauves-souris… Si certaines espèces de chauves-souris peuvent ingurgiter jusqu’à 600 moustiques par nuit, ce prélèvement par prédation reste proportionnellement faible, insuffisant pour abaisser significativement la nuisance en cas de pullulation. 

Il n’en reste pas moins nécessaire de protéger énergiquement toutes ces espèces qui contribuent à une régulation naturelle, et même favoriser leur développement ou leur implantation. S’agissant du “ moustique tigre ”, son activité étant essentiellement diurne en milieu urbain, il est faiblement exposé à cette prédation naturelle par les chauves-souris.

   
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